Lorsque la louve grise ouvrit les yeux, au milieu de terres qu'elle ne connaissait pas, elle eut subitement peur. Incapable de se souvenir d'ou elle était, et surtout de qui elle était, elle décida de prendre la fuite, de crainte que quelqu'un ou quelque chose ne vienne s'en prendre à elle durant ce moment de faiblesse. Elle peinait à rassembler ses esprits, son coeur battant à ton rompre. Incapable de dire si elle avait faim, si elle avait froid, elle erra sans but fixe pendant des heures avant de réaliser le plus évident ; elle ne se connaissait pas. Était-elle morte, subissant là l'amer gout d'un châtiment pour sa vie passée ? Ou peut-être se trouvait-elle au paradis, avec comme récompense le droit de démarrer une nouvelle vie ? La suite

DécembreLe forum a deux mois - Chapitre 2 ; le déclin des âmes.

NovembrePremier mois du forum - Chapitre 1 ; La terre des Dieux

OctobreOuverture du forum. Bienvenue à tous !


Un effroi effroyablement froid

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ErèbeSolitaire
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Profil Académie Waverly
Dim 18 Nov - 0:45
Un effroi effroyablement froid



L’étang gelé, un point peu agréable pour se reposer, mais un paysage magnifique à contempler. Après une cartographie détaillée du territoire, Érèbe finit son escale dans cet endroit, tantôt mêlé de poésie et de danger, le froid est comme une mort lente et silencieuse, presque sournoise qui consume sans souffrance apparente tout individu se frottant à elle.

( Pensé) Cet endroit m’a l'air désert, un désert de glace certes, mais désertique par la vie qu’il contient. La prudence aurait voulu que je contourne cette énorme masse gelée, mais une multitude de sons peu audibles me parviennent aux oreilles et ça ne me plairait guère de rencontrer l’auteur de ces bruits. Le temps et l’intérêt me manquent pour ce genre de rencontre et puis cet étang dégage un parfum inodore des plus hypnotisant.


Le vautour foula alors la surface de l’étang, analysant l’épaisseur de celle-ci à chacun de ses pas. La glace était fragilisée à quelques endroits, de quoi empêcher tout espoir de faire demi-tour. L'animal brisait délibérément la glace qui se trouvait derrière lui. Était-ce par précaution ou pour une raison plus vil ? Le vautour dissimulait peut-être l'envie d’observer un loup ou un animal succomber au pouvoir du froid. A cet instant, personne ne pouvait être sûr des raisons qui amenaient ce comportement.

Étrangement, ce froid, cette glace, cette sensation de souffrance croissante et cette indifférence face à la vie, procure chez Érèbe un sentiment familier voir de réconfort. Une bourrasque frigorifiant souffla sur le vautour, elle apporta avec un message inaudible mais pas dénué de sens pour l’esprit noir. Sa truffe fut marquée par ce message « Des lupins sont aussi sur cet étang, tu n’es pas le seul fou à venir ici »

( Pensé) Je vois, une rencontre peut être évitée mais cela n’est plus de mon ressort ma routé est tracée, je continue.

Le lupin fit face à cette nouvelle, le regard vide et l’âme plus froide encore que le sol sur lequel ses pas étaient marqués. La tête remplie de monstres, Erèbe à son tour donna des frissons à ce paysage bleu et au ciel taché d’arc-en-ciel.

Codage par Libella sur Graphiorum